Le Japon tenté par le démon du jeu, pourrait autoriser les casinos

mercredi 18 avril 2007 à 16:58
Les grands opérateurs mondiaux de casinos croisent les doigts: le Japon va peut-être leur ouvrir son immense marché vierge de 127 millions d'habitants, dont le goût pour les jeux d'argent est réputé tout aussi prononcé que celui des autres Asiatiques.

Le Japon imiterait ainsi Singapour, qui a autorisé deux méga-casinos dans l'espoir d'attirer les touristes et de concurrencer les célèbres maisons de jeu de l'ex-enclave portugaise de Macao, dans le sud de la Chine. Taïwan et la Thaïlande pourraient faire de même prochainement.

"De nos jours, les casinos ne sont plus considérés comme des lieux de perdition, comme cela pouvait être le cas il y a une vingtaine d'années", explique Aaron Fischer, analyste du secteur chez CLSA Asia-Pacific Markets.

"A travers l'Asie, les autorisations de casinos se multiplient", ajoute-t-il, prédisant que le Japon s'y mettra d'ici quelques années.

Les parlementaires du Parti libéral-démocrate (PLD), la grande formation de droite au pouvoir au Japon, sont déjà en train de plancher sur des propositions de loi visant à autoriser les casinos géants du style de ceux de Las Vegas.

Près de la moitié des députés toutes tendances confondues soutiennent l'idée, affirme à l'AFP Toru Mihara, conseiller auprès du groupe d'études sur les casinos mis en place au sein du PLD.

"Si nous pouvons créer les structures légales d'ici un ou deux ans, peut-être que des casinos pourraient ouvrir en 2012 au Japon", espère-t-il.

Selon M. Mihara, les grands opérateurs de casinos américains ont flairé depuis longtemps l'aubaine. Leurs dirigeants sont des visiteurs réguliers du Japon, où ils s'adonnent dans l'ombre à d'intenses activités de lobbying dans l'espoir de décrocher un des futurs méga-contrats.

Les seuls jeux d'argent officiellement autorisés au Japon sont les paris sur les courses de chevaux, de hors-bords ou de vélos, ainsi que les loteries.

A quoi il faut bien sûr ajouter la très prospère industrie du "pachinko" qui compte quelque 17 millions de joueurs invétérés, parmi lesquels on trouve aussi bien des employés de bureau que des retraités ou des jeunes femmes.

Le "pachinko", une sorte de billard vertical émettant des bruits assourdissants, n'est pas répertorié parmi les jeux d'argent: on ne peut y gagner que des plaquettes ou billes de métal... que l'on va ensuite "vendre" à un guichet appartenant officiellement à une entreprise distincte.

"Il existe environ 5,5 millions de machines de pachinko au Japon. Si on les assimile à des machines à sous, alors nous sommes le plus grand pays de casinos du monde", affirmé M. Mihara, selon qui "il est à peu près certain que les Japonais sont fortement enclins au jeu".

Non seulement l'ouverture de casinos au Japon assouvirait la soif de jeu de la population locale, mais elle pourrait aussi constituer un argument touristique en faveur de l'Archipel, notamment auprès des riches chinois.

Seuls 8,1 millions de touristes ont visité le Japon en 2006, alors que dans le même temps Macao en a attiré 22 millions et Las Vegas un record de 38,9 millions, font remarquer les partisans des casinos, qui verraient bien des tapis verts à Tokyo et dans l'archipel méridional d'Okinawa.

Mais l'ouverture de casinos pourrait aussi se heurter à une certaine résistance, dans un pays où l'industrie du "pachinko" est déjà régulièrement accusée de fabriquer des cohortes de joueurs compulsifs et surendettés, et d'être liée au crime organisé ou encore au régime communiste nord-coréen.

Selon les analystes, les casinos attireraient une clientèle différente de celle des salles de "pachinko". Et les autorités pourraient alors en profiter pour serrer la vis à ces dernières et à leurs turpitudes présumées.

Source : AFP / Daniel ROOK
Posté dans Actualites
L'équipe S2PROD

Alerte chimique à l'ambassade du Canada à Paris

lundi 19 février 2007 à 11:37
Une alerte chimique et bactériologique a été déclenchée autour de l'ambassade du Canada après la découverte d'un pli suspect qui a provoqué le malaise d'un employé, a annoncé la Préfecture de police de Paris.

"A l'ambassade du Canada, un employé a reçu un pli suspect. Par la suite, il a été victime d'un malaise (...) Nous avons lancé le plan NRBC -- nucléaire, radiologie, bactériologie et chimique", a précisé la préfecture.

"Cela implique des forces de l'ordre du laboratoire central, qui se déplacent en tenue NRBC, l'évacuation de l'ambassade, l'isolation du périmètre et l'analyse de la substance qui était contenue dans ce courrier", a-t-elle ajouté".

Source : Reuters
Posté dans Actualites
L'équipe S2PROD

Double explosion dans un train en Inde, au moins 66 morts

lundi 19 février 2007 à 11:35
L'explosion de deux bombes a fait au moins 66 morts et une cinquantaine de blessés dimanche à bord d'un train reliant l'Inde au Pakistan, annoncent les autorités indiennes.

La plupart des victimes sont des Pakistanais mais parmi elles figurent aussi quelques Indiens et trois membres de la police ferroviaire.

Deux autres engins qui n'ont pas explosé ont été découverts à bord du train. "L'objectif est clair", a dit le ministre des Chemins de fer, Lalu Prasad Yadav. "Il s'agit de dresser des obstacles sur la voie du processus de paix qui a commencé entre les deux pays voisins."

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Khurshid Mehmood Kasuri, est attendu mardi en Inde pour s'entretenir du processus de paix avec les dirigeants indiens.

Il a condamné "l'horrible acte de terrorisme" qui a visé le train New Delhi-Lahore, ajoutant que la réponse à y apporter ne peut être qu'un renforcement des efforts de paix entre l'Inde et le Pakistan.

"Je vais partir demain pour Delhi afin d'y poursuivre le processus de paix", a-t-il dit à des journalistes à Islamabad.

Le président pakistanais Pervez Musharraf a également assuré dans un communiqué que ce "crime odieux" ne parviendrait pas à menacer les négociations. "Nous ne tolérerons pas que des éléments qui veulent saboter le processus de paix en cours arrivent à leur fins ignobles", a-t-il dit.

"Des actes de terrorisme aussi injustifiés ne servent qu'à renforcer notre détermination à atteindre l'objectif que nous recherchons tous, une paix durable entre nos deux pays", a ajouté le président pakistanais.

SABOTER LE PROCESSUS DE PAIX

Les télévisions indiennes ont montré l'une des bombes artisanales n'ayant pas explosé, constituée d'une valise en plastique sur laquelle était attachée une bouteille plastique. La bouteille contenait un liquide inflammable, selon les autorités.

"C'est un sabotage, c'est un acte de terrorisme comme celui de Mumbai (Bombay)", a dit le ministre indien des Chemins de fer, en référence à une série d'attaques à la bombe qui a tué 186 personnes en juillet dernier.

L'incendie s'est déclaré dimanche vers minuit (18h30 GMT) dans deux voitures du Samjhauta Express, qui relie New Delhi à Lahore, dans le nord du Pakistan, alors que le train se trouvait près de Panipat, à quelque 80 kilomètres au nord de la capitale indienne.

Selon le ministère pakistanais des Chemins de fer, 757 passagers se trouvaient à bord du train, dont 553 Pakistanais.

Sur les images diffusées par la télévision, les deux voitures qui ont été touchées par les explosions apparaissent carbonisées et éventrées.

La plupart des fenêtres étant condamnées par des barres de fer, de nombreuses personnes se sont retrouvées prises au piège dans le train. Un survivant a raconté que des passants ont aidé quelques-uns des survivants à s'échapper par une fenêtre qui n'était pas bloquée.

"J'avais eu un visa pour venir en Inde voir des proches mais je n'aurais jamais pensé que ce serait le dernier voyage de ma famille", a déclaré Tara Chang, qui retournait au Pakistan après un mois passé en Inde et dont les trois fils et deux filles sont portés disparus.

"J'ai entendu une forte explosion et ensuite il y a eu de la fumée partout", a-t-il raconté. "Vu l'intensité de la fumée, beaucoup de personnes ont dû mourir d'asphyxie."

Source : Reuters / Y. P. Rajesh
Posté dans Actualites
L'équipe S2PROD

Devant le tribunal, Sami Naceri, entre violence et paranoïa

lundi 12 février 2007 à 14:40
ans un box il est nul, c'est son plus mauvais rôle", lance Me Françoise Cotta, avocate de Sami Naceri, qui comparaissait, jeudi 8 février, devant le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence. L'acteur était poursuivi pour des violences commises envers le physionomiste d'une boîte de nuit aixoise, le 3 janvier. Mais aussi pour outrages envers des policiers, le 18 janvier, alors qu'il était hospitalisé pour avoir avalé trop de médicaments à la prison de Luynes, où il purge une peine de six mois de prison pour de précédents outrages et injures envers des policiers.

L'acteur, survêtement bleu, bouche tombante, a alterné des déclarations de repentance presque pathétiques et des allégations vaguement paranoïaques. Deux malfrats cagoulés "italiens" lui auraient, par exemple, proposé dans la cour de la prison d'étouffer son affaire contre quelques milliers d'euros.

Exaspérée par ces déclarations, la procureure, Sylvie Canovas, a préféré revenir aux faits, que personne ne conteste : les deux amies avec lesquelles Sami Naceri est arrivé, le 3 janvier, devant la boîte aixoise, ont confirmé qu'il avait bien sorti et agité un couteau à hauteur du visage du physionomiste qui lui refusait l'entrée car il n'était pas invité. La bande enregistrée par la caméra de surveillance de l'établissement montre qu'il n'a pas attendu "douze secondes" pour brandir ce couteau. Avant que deux vigiles ne lui fassent "une clé de poignet" et l'immobilisent, lui cassant au passage quatre dents sur un capot de voiture.

Pour les outrages, c'est à deux policiers qui le surveillaient quand il avait été emmené d'urgence à l'hôpital d'Aix qu'il s'en est pris, car, explique Sami Naceri, ils ne lui donnaient pas de cigarettes. Avec des "insultes particulièrement pénibles à lire" selon la présidente qui se refuse à les répéter, précisant quand même qu'elles ont un caractère raciste. Vexé qu'on puisse le soupçonner d'être "un antisémite, un raciste", l'acteur d'Indigènes affirme qu'il n'a aucun souvenir de mots prononcés, selon lui, sous l'empire de la morphine qu'on lui a administrée pour un lavage d'estomac.

"HYPERSENSIBILITÉ"

D'accord sur les faits, défense, parties civiles, accusation et présidence se retrouvent aussi d'accord sur le diagnostic de l'expert décrivant l'acteur comme un homme à "l'hypersensibilité narcissique", un impulsif "gérant mal sa médiatisation" et qui, surtout, n'a "aucune tolérance à la frustration". Et qui conclut son rapport en expliquant que l'alcool altère manifestement sa capacité de jugement.

La procureure requiert 12 mois de prison, dont 3 ferme et une obligation de soins pour les faits de violences, et 3 mois ferme pour les outrages. Sami Naceri abandonne ses explications alambiquées, dit qu'il a réussi à abandonner la drogue "tout seul". Et qu'il a compris durant son mois et demi de prison qu'il lui faudrait de l'aide pour sortir de l'alcool. "C'est la chose la plus importante de ce dossier", a conclu Me Cotta.

Délibéré le 16 février.

Source : lemonde.fr
Posté dans Actualites
L'équipe S2PROD