La DGSE aurait-elle pu éviter le 11-Septembre?

lundi 16 avril 2007 à 19:14
La DGSE avait prévu un détournement d’avion, mais pas tout à fait le bon. Huit mois avant les attentats du 11 septembre, les services de renseignements français ont alerté leurs homologues américains d'un projet de détournement d'avion américain par Al-Qaida, selon «Le Monde» daté de ce mardi.

Le quotidien publie le fac-similé de la première page d'une «note de synthèse» datée du 5 janvier 2001 classifiée «confidentiel défense» de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, espionnage).

Titrée «Projet de détournement d'avion par des islamistes radicaux», le document avait été transmis au chef de poste de la CIA à Paris, Bill Murray. «Des membres de l'organisation d'Oussama Ben Laden en coopération avec des représentants du mouvement taleb et de groupes armés tchétchènes préparent depuis le début de l'année 2000 un projet de détournement d'avion», dit la note de synthèse.

Le chef des pilotes et les compagnies aériennes citées

Cette note relate l'hypothèse d'un détournement d'un avion américain entre l'Allemagne et les Etats-Unis au départ de Francfort vers Kandahar (sud de l'Afghanistan). Le chef des pilotes des attentats suicide du 11 septembre 2001 Mohamed Atta a formé deux ans auparavant une cellule Al-Qaida à Hambourg, toujours en Allemagne.

La DGSE répertorie sept compagnies d'aviation, susceptibles d'être la cible de ce détournement, dont les deux compagnies américaines visées par les terroristes du 11 septembre (American airlines et United airlines).

Publié en juillet 2004, le rapport de la commission d'enquête du Congrès américain sur les attentats du 11-Septembre avait souligné l'incapacité du FBI et de la CIA à rassembler leurs données. A aucun moment, la commission d'enquête n'a signalé des renseignements émanant des services français.

Source : 20 minutes / AFP
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En Angleterre, la critique de l'islam devient malaisée

dimanche 18 mars 2007 à 21:20
IslamL'université de Leeds vient d'annuler une conférence sur l'antisémitisme dans le monde musulman.

CENSURE ou excès de zèle ? Mercredi soir, Matthias Küntzel devait donner une conférence sur l'antisémitisme islamique à l'université de Leeds, au nord de l'Angleterre. Mais le professeur allemand n'a pas pu dire un mot. « Pour des raisons de sécurité », la direction de l'établissement a décidé d'annuler son exposé. Habitué à s'exprimer partout dans le monde, le chercheur de l'université hébraïque de Jérusalem n'a pas caché sa colère : « Rien de tel ne m'est jamais arrivé, c'est de la censure. »

Dans la patrie de la libre expression, l'accusation n'a pas été prise à la légère. « Notre décision n'a rien à voir avec la liberté universitaire, avec l'antisémitisme ou l'islamophobie, et ceux qui le prétendent cherchent à semer la discorde », a déclaré hier encore au Figaro Roger Gair, le secrétaire général de l'université. « Rien de tordu dans cette affaire », estime-t-il : il a été averti trop tard pour pouvoir mettre en place les mesures de sécurité nécessaires. La direction ajoute qu'un autre intervenant controversé - un des directeurs de l'ambassade d'Israël à Londres - a pu s'exprimer mardi malgré des protestations beaucoup plus vives que pour Matthias Küntzel. Une trentaine de personnes avaient été mobilisées afin d'éviter tout débordement.

Censure ou pas, l'affaire Küntzel est révélatrice des tensions régnant dans les universités britanniques. « Depuis des années déjà, les campus sont devenus des lieux de radicalisation : les groupes extrémistes savent qu'ils y trouvent des jeunes impressionnables », analyse Paul Wilkinson, professeur au centre d'études sur le terrorisme à l'université de Saint Andrews. Des organisations comme Hizb ut-Tahrir s'y livrent à de l'endoctrinement, d'autres recrutent pour le djihad. En novembre, un aumônier musulman a fait sensation en révélant l'infiltration par des islamistes radicaux de quatre universités, à Londres, Luton, Sheffield et Manchester.

Activisme sur les campus

La menace est prise au sérieux par les autorités. Les responsables des établissements d'éducation supérieure ont récemment reçu une directive sur le sujet. Riche en rappels législatifs, la note est censée les aider à contrer l'activisme islamiste sur les campus. Sorte de vade-mecum, elle répond à des questions concrètes : comment réagir à l'invitation d'un imam connu pour son soutien aux attaques terroristes ? Que faire face à des étudiants qui visionnent des images d'explosion sur Internet ? Peut-on interdire des tracts religieux ?, etc.

Dans ce contexte, les précautions de l'université de Leeds peuvent paraître légitimes. Intitulée « L'héritage de Hitler : l'antisémitisme islamique au Proche-Orient », la conférence de Matthias Küntzel s'est transformée en menace, dans un pays qui semble avoir perdu ses repères depuis les attentats du 7 juillet 2005. Interlocuteur privilégié du gouvernement, le Muslim Council of Britain boycotte toujours le jour de commémoration de l'Holocauste. Quant à l'avocat Ahmad Thomson, un temps conseiller de Downing Street, il a soutenu que Hitler était financé par des sionistes.

Source : lefigaro.fr / Rémi Godeau
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Coup de froid entre Moscou et Washington

dimanche 11 février 2007 à 12:34
Bush / PoutineVladimir Poutine s’est pris avec virulence à la volonté de domination des Etats-Unis et à l'Otan, samedi.

"Une Guerre froide a largement suffi", a martelé Robert Gates, dimanche. "Nous sommes surpris et déçus par les déclarations du président Poutine. Ses accusations sont fausses. Nous comptons poursuivre la coopération avec la Russie dans les domaines importants pour la communauté internationale comme la lutte contre le terrorisme et la réduction de la menace des armes de destruction massive et de leur prolifération", a également réagi un porte-parole du conseiller pour la sécurité nationale de la Maison Blanche.

Vladimir Poutine avait prononcé samedi devant la 43ème conférence sur la sécurité, cénacle très atlantiste, un véritable réquisitoire contre les Etats-Unis et l'Otan. La mauvaise humeur de Moscou s'explique par un sentiment d'encerclement par l'Otan, pour lui tête de pont des Etats-Unis : projet de bouclier anti-missiles en République tchèque et en Pologne, candidature à l'Otan de la Géorgie, attitude très pro-américaine des nouveaux pays membres de l'Otan aux frontières de la Russie.

"Les Etats-Unis sortent de leurs frontières nationales dans tous les domaines et cela est très dangereux", a affirmé le chef de l'Etat russe, qui, devant le gratin des experts civils et militaires, s'en est pris aussi à l'Otan, qui viole, selon lui, les accords de réduction des forces conventionnelles en Europe.

Le chef de l'Etat russe a accusé : après la fin de la Guerre froide, le "monde unipolaire" dirigé par les Etats-Unis n'a jamais vraiment réussi sauf à "déstabiliser" davantage le monde.

Source : lefigaro.fr / AFP
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