Soupçons sur les sandwichs, kebabs ...

jeudi 1 mars 2007 à 14:44
Les Kebabs et Grecs c'est de la merdekebabs et autres sandwichs que nous avalons en vitesse, à la pause déjeuner, seraient, dans bien des cas, d’une hygiène douteuse... C’est l’une des conclusions de l’enquête réalisée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) au 3e trimestre 2006.

Dans son rapport -accablant-, la DGCCRF révèle que "le pourcentage de non-conformité des établissements contrôlés, pour ce qui concerne l’hygiène", est de 34,5% dans les sandwicheries traditionnelles, 46,9% dans les boulangeries et 61,5% dans les restaurants orientaux, qui vendent des kebabs.

L’enquête a porté sur 1133 établissements "élaborant sur place des denrées à emporter" -c’est-à-dire les sandwicheries, les restaurants orientaux et les boulangeries-, répartis dans 42 départements. Elle portait sur les règles d’hygiène, les règles d’étiquetage et d’information des consommateurs et la loyauté des transactions.

Les sandwicheries Six cents points de vente ont été visités et les résultats sont alarmants. "Les conditions d’hygiène des locaux, des manipulations et du stockage sont défectueuses", sans compter "la congélation illicite et le manque de protection des denrées par rapport à la clientèle". Dans ce nouveau type de restauration, qui s’amplifie l’été, les professionnels semblent mal connaître la réglementation, ce qui conduit, "outre les cas de tromperie manifeste du consommateur", à des erreurs de dénomination : le vulgaire surimi devient du "crabe" et l’épaule de porc se fait passer pour du "jambon", produit plus noble (et aussi plus cher) que l’épaule…

Les restaurants orientaux et assimilés Sur les 405 points de vente visités, près de 250 ne respectent pas les règles d’hygiène. La liste des griefs est longue : "mauvaises conditions générales d’hygiène des locaux et de manipulation des denrées", "déficit d’entretien des équipements", "stockage des denrées à même le sol", "dysfonctionnement des appareils de réfrigération", etc. Quant aux dénominations des viandes utilisées pour la fabrication des kebabs, elles sont au mieux "incorrectes", au pire "absentes". Selon les enquêteurs, "l’absence de formation aux bonnes pratiques d’hygiène tant de l’exploitant que de son personnel" explique ces mauvaises pratiques.

Les boulangeries Si, parmi les 128 points de vente contrôlés, presque la moitié présente des problèmes d’hygiène, les enquêteurs notent toutefois que "les professionnels de la boulangerie" ont une meilleure connaissance des règles d’hygiène que ceux exerçant dans les "points chauds", comme pour les restaurants orientaux. L’absence de formation des professionnels de la vente à emporter pourrait expliquer cette mauvaise connaissance des règles en question.

Alors que l’activité de vente à emporter est en pleine expansion, les enquêteurs invitent à renforcer les "mesures de police administrative" à l’encontre de ces établissements. Si l’on ne peut exclure la mauvaise foi ou la fraude caractérisée de certains vendeurs, le problème majeur est plutôt à rechercher dans le manque de qualification. En effet, la restauration à emporter ne nécessite aucun diplôme ou expérience professionnelle.

L’effort devra donc porter sur la formation au métier de la restauration, "en liaison avec les organisations professionnelles concernées". C'est à ce prix que nous pourrons continuer à engloutir notre classique "jambon beurre" sans crainte pour notre santé.

Source :L'express
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Le Champix, nouvelle arme antitabac, arrive chez nous

samedi 10 février 2007 à 21:49
ChampixPfizer lance son nouveau médicament, sept mois après avoir cédé Nicorette à Johnson & Johnson.

LUNDI prochain, soit à peine plus de dix jours après l'interdiction de fumer dans les lieux publics, le nouveau médicament des laboratoires Pfizer sera commercialisé en France. Il s'agit d'un comprimé contenant un principe actif appelé varénicline dont la particularité est de limiter l'envie de fumer. « Il est évident que ce produit vient à point, c'est une opportunité pour nous », confie au Figaro le PDG de Pfizer France, Louis Couillard.

Opportunité, le mot est faible. Dans un pays qui compte environ 13 millions de fumeurs, l'arrivée de ce nouveau médicament est attendue comme le Messie. Trois mois après l'interdiction de fumer dans les lieux publics, les ventes de substituts nicotiniques avaient augmenté de 53 % en Irlande et de 72 % en Espagne. Nicorette est actuellement la première marque en chiffre d'affaires pour le portefeuille grand public de Pfizer. Elle compte 5 points de parts de marché de plus que son premier concurrent direct, Nicopatch, de Pierre Fabre.

Le succès commercial de ce médicament est d'autant plus attendu que les études menées sont prometteuses : 44 % des fumeurs traités par le Champix pendant 12 semaines, ont stoppé leur tabagisme, contre 18 % avec le placebo et 29 % avec le Zyban, jusqu'à présent seul médicament existant (laboratoires GlaxoSmithKline). Ce qui fait dire au professeur de médecine Gilbert Lagrue que « le Champix est deux fois plus efficace que le Zyban ».

Depuis le 1er février, l'assurance-maladie rembourse les traitements de substitution nicotinique « pour un montant maximum de 50 euros par an et par bénéficiaire ». Ce qui, selon l'organisme, « correspond environ au premier mois de traitement ». Jusqu'à présent, seuls les substituts nicotiniques sous forme de patchs, de gommes, de pastilles ou d'inhalateurs étaient concernés. Selon Louis Couillard, le Champix ferait également partie de la liste. « C'est intéressant pour nous, parce que la diffusion du produit est plus large s'il est remboursé », explique-t-il au Figaro. Les ventes pourraient ainsi être multipliées par deux ou trois. « Avec le remboursement, beaucoup plus de gens vont chercher à se le procurer, confirme Gérard Dubois, professeur de médecine. Même si les prix sont fixés, à la différence des médicaments non remboursés. »

Spéculations autour d'Amboise

Avant son éventuel remboursement, le prix de vente en pharmacie sera libre. Toutefois, le prix du traitement (minimum 12 semaines) sera « moins élevé qu'un paquet de cigarettes par jour », affirme le PDG de Pfizer. Il devrait être facturé autour de 300 euros, voire moins s'il est remboursé. François Dessay, délégué central CFDT Pfizer estime qu'au départ, ce remboursement n'était « pas gagné ». « Si l'on est machiavélique, on peut penser que le remboursement du Champix a été négocié par Pfizer », confie-t-il.

Il faut dire que le contexte n'est pas neutre : le laboratoire américain a en effet annoncé il y a deux semaines, la suppression de 500 postes en France. « On peut faire des efforts pour céder le site d'Amboise (seul centre de R & D, situé en Indre-et-Loire, NDLR) à des repreneurs plutôt que de le fermer ; mais en échange, faites un geste sur le Champix, remboursez-le ! », se hasarde François Dessay. Bernard Poncet, délégué syndical central FO Pfizer, ne partage pas ce point de vue, d'autant plus que, selon lui, « il est peu probable que le site d'Amboise soit sauvé ».

Source: lefigaro.fr / Anne Jouan
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