La drogue au volant bientôt mieux dépistée par la salive

dimanche 18 mars 2007 à 21:28
Canabis au volantSelon Le Figaro, ce test sera bien plus simple que le test urinaire qui exige la présence d'un médecin et l'installation d'un camion médicalisé. Il devrait entrer en vigueur d'ici fin 2007.

La France devrait être le premier pays à recourir à ce nouveau procédé basé sur des tests salivaires. Ce nouveau test de dépistage instantané de consommation de drogue au volant devrait entrer en vigueur d'ici la fin 2007, annonce Le Figaro. Il serait "bien plus simple que le test urinaire, qui exige la présence d'un médecin et l'installation d'un camion médicalisé", d'après le quotidien.

Concrètement, la salive sera recueillie au moyen d'une tige ou d'une languette en plastique et le résultat s'affichera au bout de quelques minutes. L'objectif est toujours de lutter contre les ravages du cannabis chez les jeunes conducteurs.

Selon les informations du Figaro, "le modèle définitif n'est pas encore choisi" : "Moins de cinq entreprises, toutes étrangères, resteraient en lice pour arracher ce marché juteux". Selon une étude de 2005 citée par Le Figaro, 230 personnes ont été tuées dans des accidents liés à la consommation de stupéfiants et la moitié avait moins de 25 ans.

Source : Tf1.fr
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Caricatures: relaxe requise par le parquet pour Charlie Hebdo

vendredi 9 février 2007 à 00:47
Philippe ValLe parquet a requis la relaxe de Charlie Hebdo et de son directeur Philippe Val, jugés en correctionnelle à Paris pour la publication de trois dessins de Mahomet jugés racistes par des organisations musulmanes.

Le substitut du procureur Anne de Fontette a estimé que les caricatures relevaient de la liberté d'expression et ne s'en prenaient pas à la religion musulmane, mais à l'intégrisme.

Le jugement a été mis en délibéré au 15 mars.

"L'intégrisme ne désigne pas tous les musulmans", a dit jeudi la représentante du ministère public.

"Ce qui est en évidence dans ces caricatures, ce n'est pas l'obscurantisme supposé de la religion musulmane, son prosélytisme ou encore ses défauts, c'est la dénonciation de l'utilisation qu'en font les terroristes qui prétendent agir en son nom", a-t-elle dit.

Cette prise de position était très attendue car le parquet n'était pas à l'origine des poursuites. Lors de publication en février 2006 des dessins, le président Chirac avait dénoncé une "provocation manifeste".

Anne de Fontette a défendu le principe de la liberté d'expression, relevant que la Cour européenne des droits de l'homme en acceptait une très large application, notamment en matière de religion.

Elle a même rendu un hommage indirect à Charlie Hebdo, devenu, a-t-elle dit, "pour nombre de nos concitoyens le reflet vivant de la liberté de la presse dans une société démocratique qui ne peut être théocratique".

Auparavant, les avocats des plaignants, la Grande mosquée de Paris, l'Union des organisations islamiques de France et la Ligue islamique mondiale, avaient défendu l'idée que l'hebdomadaire satirique avait insulté les croyants musulmans.

Ils ont soutenu qu'ils n'entendaient pas s'en prendre à la liberté d'expression ou établir un délit de blasphème, mais dénoncer ce qu'ils considèrent comme du racisme.

LIBERTE D'EXPRESSION

Plusieurs témoins ont encore soutenu Charlie Hebdo à la barre, dont François Bayrou. "Je suis croyant, j'ai un attachement pour les religions et si j'avais été directeur d'un de ces journaux, je n'aurais pas publié (ces dessins). Mais au-dessus de cela, il y a le pilier central de nos sociétés qui est la liberté d'expression", a dit à la barre le candidat UDF à la présidentielle.

"Bien sûr, ces expressions sont vigoureuses, acides, caustiques, mais est-ce qu'elles portent atteinte aux fondements de la foi ? Je ne le crois pas", a-t-il ajouté.

La veille, le candidat UMP à l'Elysée Nicolas Sarkozy et le premier secrétaire du PS François Hollande avaient exprimé un point de vue similaire, respectivement dans une lettre lue à l'audience et à la barre du tribunal.

Philippe Val est poursuivi par la Grande mosquée de Paris, l'Union des organisations islamiques de France et la Ligue islamique mondiale pour "injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion", accusation passible en théorie de six mois de prison et 22.500 euros d'amende.

Sur les trois dessins visés par la poursuite, deux publiés initialement en 2005 au Danemark par le quotidien Jyllands-Posten, montrent pour l'un le prophète Mahomet avec une bombe dans son turban et pour l'autre, le même personnage accueillant des kamikazes au paradis et déclarant, "stop, on est à court de vierges".

Le troisième dessin attaqué, oeuvre du dessinateur Cabu et publié en couverture de Charlie Hebdo, montre, avec un titre "Mahomet débordé par les intégristes", le prophète qui se voile les yeux et dit : "c'est dur d'être aimé par des cons".

A la barre, le journaliste Mohamed Sifaoui a estimé que c'étaient les fondamentalistes musulmans et non les journaux occidentaux qui avaient commencé à associer islam et violence dans leurs représentations.

Il a montré au tribunal le drapeau de l'Arabie saoudite, qui associe la phrase "il n'est de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète", pilier de l'islam, avec un sabre.

Source : Reuters / Thierry Lévêque / Photo prise le 8 février 2007/REUTERS/Benoît Tessier
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Caricatures: Charlie Hebdo soutenu par Sarkozy et Hollande

mercredi 7 février 2007 à 22:02
Philippe  Val Nicolas Sarkozy, François Hollande et de nombreux intellectuels ont soutenu mercredi au tribunal de Paris Philippe Val, directeur de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, poursuivi pour avoir publié en 2006 trois dessins jugés racistes représentant le prophète Mahomet.

Le candidat de l'UMP à la présidentielle, ministre de l'Intérieur et des Cultes, a créé la surprise en envoyant à Philippe Val une lettre lue à l'audience par sa défense, où il défend "la liberté de sourire de tout".

"Je préfère l'excès de caricatures à l'absence de caricatures", écrit le ministre, bête noire des caricaturistes de Charlie. Cette prise de position a amené les protestations de certains membres du Conseil français du culte musulman, qui devait se réunir en urgence dans la soirée.

A la barre, le premier secrétaire du PS François Hollande a salué cette intervention mais a ironisé : "mieux vaut tard que jamais". Il a soutenu que le procès, engagé contre Charlie Hebdo par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), la Grande mosquée de Paris et la Ligue islamique mondiale, constituait un "abus de droit".

"Ce procès n'aurait jamais dû avoir lieu. Ce n'est pas parce qu'un terroriste musulman est caricaturé que la religion musulmane est vilipendée", a-t-il dit.

Etaient attendus dans la soirée la philosophe Elisabeth Badinter, le président de SOS-Racisme Dominique Sopo et d'autres écrivains ou intellectuels. François Bayrou doit venir témoigner jeudi. "Je veux expliquer que la liberté d'expression est notre bien le plus précieux", a déclaré le candidat UDF à la présidentielle lors d'un déplacement à Bordeaux.

Longuement interrogé, Philippe Val a rejeté les "accusations d'"injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion" pour lesquelles il encourt en théorie six mois de prison et 22.500 euros d'amende.

"DUR D'ETRE AIME PAR DES CONS"

Les dessins publiés en février 2006 ne visaient que les extrémistes, a-t-il dit Philippe Val, se défendant d'avoir "attisé les passions" comme l'avait soutenu Jacques Chirac.

"Le feu a pris depuis bien longtemps (...) C'est nécessaire de rire. Si on n'a plus le droit de rire des terroristes, qu'est-ce qu'il reste au citoyen ?", a-t-il dit.

Sur les trois dessins visés par la poursuite, deux publiés initialement en 2005 au Danemark par Jyllands-Posten montrent pour l'un le prophète Mahomet avec une bombe dans son turban et pour l'autre, le même personnage accueillant des kamikazes au paradis et déclarant, "stop, on est à court de vierges".

Le troisième dessin attaqué, oeuvre de Cabu et publié en couverture de Charlie, montre, avec un titre "Mahomet débordé par les intégristes", le prophète qui se voile les yeux et dit : "c'est dur d'être aimé par des cons".

Philippe Val a expliqué avoir pris la décision de publier les dessins danois en raison du limogeage du directeur de France Soir qui venait d'en faire de même, et à cause des manifestations violentes provoquées dans le monde musulman par des religieux.

"Le fait que des ambassades danoises aient été brûlées m'a plongé dans un état de dépression. C'était un acte de guerre et le manque de solidarité des autres pays européens m'avait peiné", a-t-il dit.

Les avocats de ses contradicteurs ont insisté sur le dessin représentant Mahomet avec une bombe dans le turban et contesté le choix du prophète. "S'il s'agissait de s'en prendre aux terroristes, n'aurait-il pas été plus judicieux de choisir de caricaturer ben Laden ou le mollah Omar ?", a demandé l'avocat de la Ligue islamique mondiale.

"Mahomet n'est sacré que pour les musulmans. S'il fallait qu'on respecte tous les tabous de toutes les religions du monde, ce serait impossible", a répondu Philippe Val.

Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée de Paris et président du CFCM, était absent. Le procès se termine jeudi avec les plaidoiries et le réquisitoire du parquet. Le jugement sera mis en délibéré.

Source : Reuters / Photo prise le 7 février 2007/REUTERS/Benoît Tessier
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L'affaire Charlie Hebdo contre Mahomet

mercredi 7 février 2007 à 00:19
Caricature MahometMercredi s’ouvre un procès sous haute tension au tribunal correctionnel de Paris. «Charlie-Hebdo» est attaqué pour «injure publique à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur religion» par la Grande Mosquée de Paris et par deux organisations musulmanes pour avoir publié en février dernier des caricatures de Mahomet.

Sont incriminés trois dessins : l’un représente le prophète portant un turban qui masque une bombe, un autre Mahomet accueillant des kamikazes au paradis avec la légende « Arrêtez, arrêtez, nous n’avons plus de vierges ! ». Tous deux avaient déjà été publiés en septembre 2005 dans le quotidien danois de droite Jyllands-Posten. Le troisième est un dessin de Cabu publié en Une de «Charlie» et montrant Mahomet consterné sous lequel on pouvait lire «C’est dur d’être aimé par des cons».

A la barre, vont défiler pendant deux jours plusieurs ténors de la politique. François Bayrou et François Hollande notamment, qui témoigneront en faveur du journal satirique, au nom de la défense de la liberté de la presse.

Philippe Val, patron de Charlie Hebdo, a commencé à activer ses contacts cet été, sentant venir le procès. Mardi lors d’une conférence de presse, il s’est dit réservé quant à l’issue du procès. Autant «Charlie Hebdo» a systématiquement gagné la vingtaine de procès que l’Eglise lui a intentés pour des dessins sur le Pape et les Chrétiens, autant cette fois, il craint qu’«il y ait quelque chose de politique dans ce procès !».

Source : 20 minutes.fr / Laure de Charette
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